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Theophrastus


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Les hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle

by Charles Perrault

Excerpt:

})ulare que ses ennemisanimoient contre ui, fit il parut alors plus grand aux yeux de ceux qui sçavent juger sainement des choses, que quand il revint aprés la prise de Suze ce de Pignerol.

Son application continuelle aux affaires de l'Etat ne l'empescha pas de songer sans relache à celles de l'Eglise. 11 eut une extrême attention à lui donner d'excellens Ministres: On n'avoit point la reputation d'une pieté soiide,&ron ne preschoit point avec une éloquence vraiment Chrétienne,

Îu'on ne fût ausfitost appelle à l'Epileopat. l fit rebastir toute la Maison deSorbonne dont il estoit Docteur & Proviseur,& y adjousta une Eglise qui est un chef,d'œuvre d'Architecture. Il y est enterré sous un tombeau de marbre blanc tres-magnifique, fait de la main deTillustre Girardon. Il a esté l'Instituteur dë l'Academie Françoise, & le premier de ses Protecteurs. Rien n'a jamais esté mieux pensé par un '"< homme homme qui a tait de si grandes choses, que l'establiffement d'une Compagnie dont l'occupation principale est de consacrer à l'Immortalité les vertus & les belks actions des grands hommes. 11 mourut à Paris le 4. Decembre 1^41. âgé de 57. ans Sc 3. mois. ]1 avoitun air astable Se majestueux tout ensemble, des manieres horvr/estesSc engageantes, l'esprit vis, le jugement folt•de , les idéesgrandes, un couragecapabîe de tout entreprendre de à l'épreuve de toutes sortes de disgraces. S'il est vray que tout homme qui a un merite extraordinaire honore son pais quand mesme il n'en auroit jamais la pensée, quel honneur ce grand homme n'a- t'il point fait à laFrance, lui qui n'a point eu d'autre veuë que la gloire de son Prince, & celle de sa patrie ?

Pierre de Bertille Cardinal.

PTtrre de Berulh naquit le 4. Février 1575. Son pere Claude de Berulle d'une illustre Famille en Champagne & Conseiller au Parlement sut Juge d'une probité singuliere, & sa mere Lotisse Seguier issue d'une Maison qui a donné un nombre considerable de grands Magistrats au RoyauA 4 me me & de grands Prelats à l'Eglise sut d'une pieté & d'une vertu sans exemple. Elle se fit Carmelite dés les premieres années de son veuvage, & ayant vécu jusques à l'âge de 78. ans dans les austeritez de la Religion , elle mourut entre les bras de son pis qui luy administra toussts Sacremens. 11 n'est pasétonnant que de deux Familles aussi vertueuses, il soit né un fils aussi parsait & aussi saint que celuy dont nous parlons. A 18. ans il composa un Traité de l'abnégation interieure, d'une trés-grande élevation, & qui neseressentoitpointde Ja soiblesse de son âge. Ses premieres pensées surent d'estre Religieux j mais Dieu avoit sur luy d'autres desseins. Une de ses plus grandes occupations estoit de convertir les Heretiques, à quoy il avoit un talent singulier. Un jour qu'il disputoit contre un President du Parlement de Pau , Mr. du Val celebre Docteur & Prosesseur en Theologie l'entendant parler , dit qu'il estoit son maistre en cette matiere, & quelques jours aprés il convertit le jeune • Comte de Laval en presence du sçavant Tilenus son Precepteur & son Ministre. Personne n'a eu plus d'éloignement pour les dignitez Sc pour les honneurs. Quelque . . . .... habile habile qu'il fût en Theologie, jamais il ne voulut faire d'actions publiques ni prendre de degrez. 11 refusa d'estre Evesque par trois sois differentes j la premiere sois ce futleRoyluy-mesmequi l'en pressa sortement , cc qui sur le refus qu'il en fit, dit qu'il le luyseroit commander par un plus grand que luy, entendant parler du Pape, fur quoy il eut la fainte hardiesse de répondre, que si Sa Ma Jsete'l'en pressoit davantage, il sortiroit du Royaume. Il refusa enfuite l'Evefché de Laon que Mr. Scguier son oncle luy vouloit donner, & depuis celuy de Nantes que lui offrit Mr. de Cussé premier President du Parlement de Bretagne. Il ne voulut pas mesme de l'Abbaye de faint Estienne de Caën que . Mr. d'O son parent le prioit d'accepter. Il n'alloit jamais à la Cour qu'il n'y fût mandé, jusques-làqueleRoyle plaignit plusieurs fois de ne le point voir.

La place de Precepteur de Monseigneur le Dauphin luy ayant esté offerte, il ne voulut jamais l'accepter, quoique le Perc Coton alors Confesseur du Roy l'en presfast par toute sorte de raisons & mefme du costé de la conscience, en luy representant qu'ilyalloit de l'interest de l'Eglise & de A 5 l'Estat, l'Estat, & que le bien qu'il pouvoitsaire à un Ordre donc it avoit la conduite ( il entendoit parler des Carmilites qu'il dirigeoic) n'estoit pas considerable en comparaison de celuy qu'il seroit à tout un Royaume, en sormant à la pieté celuy qui devoie un jour le gouverner. Dieu le reservoit pour reparer la pieté dans le mesme Royaume par d'autres voyes,& particulierement par Pestablissement de la Congregation des Peres de l'Oratoire qu'il entreprit dans ce temps-là. Il estoit en peine quel ches il donnerait à une si sainte Assemblée , Sc ne se jugeant pas digne d'un tel employ, il s'adressa à saint François de Sales ion intime ami qui s'en excusa sur ce qu'il estoit designé Evesque de Geneve, oc parce qu'il jugeoit que personne n'en estoit plus digne ni plus capable que Mr. de Bcrulle. 11 salut que Mr. de Rets son Evesque Se depuis Cardinal, luy commandait absoluhferit d'establir cette Congregation & d'en estre le Cher. Elle ne sut d'abord composée que de cinq Prestres& de Mr. de Berulle qui saisoit le sixiéme. Ils se logerent au sauxbourg saint Jaques dans une maison de louage nommée le Petit Bourbon fituée à l'endroit où est presentement ment le Val-de-Grace, comme fi le lieu qui avoic esté habité par des hommes d'une pieté si extraordinaire ne pouvoir plus estre la demeure que d'une sainte Communauté.

Du Fauxbourg S.Jacques ils passerent à l'Hostel du Bouchage , & là il fitbastir, ou pour mieux dire, ilbastit luy-mesine une Chapelle, car il y travailla de ses propres mains, &mesine porta la hotte comme un Manœuvre, tant il avoit de zele pour la maison du Seigneur, & d'humilité tout ensemble. Mais cette Chapelle devenant tousles jours plus petite par le nombre de Prestresqui se joignoient àlui, & par le concours du peuple que la devotion yattiroit, il resolut de bastir une Eglise d'une juste étendue. Il y trouva tant de difficultez, qu'il sallut que le Roi l'ordonnastde (on autorité absolue, declarant que cette Eglise devoit estre regardée comme la Chapelle du Palais du Louvre. Ilestoit déjà Directeur & comme Fondateur des Carmelites qu'il avoit esté chercher en Espagne, & qu'il avoit amenées à Paris pour y établir ce saint Ordre de Religieuses, oc le veritable esprit de leur Institution , ce qu'il ne fit pas sans y trouver aussi A 6 de de grandes difficultez qu'il fçuc vaincre par fa piété & par fa perseverance. Le mariage d'Henriette Marie de France avec le Roi d'Angleterre ayant esté resolu, le Roi obligea Monsieur de Berulle d'alle,r à Rome en demander la dispense au Pape à cause de la difference de Religion. Il se conduisit de telle sorte dans cette Ambassade, & gagna tellement l'estime de fa Sainteté , qu'EUe dit un jour ces paroles: LcPerede Berulle nest sas un homme , ç'efi un Ange. Elle le chargea de toutes les affaires qu'elle avoit en France, avec ordre à ses Nonces de suivre ses avis en toutes choses, & pour lui donner encore de plus grandes marques de son estime, Elle ordonna qu'en arrivant en France il y trou vast un chapeau de Cardinal. Mais parce que Monsieur de Berulle avoit fait voeu de ne recevoir aucune Dignité, le Pape lui envoya une Dispense de son vœu, & un ordre d'accepter le chapeau qu'il luienvoyoit. 11 con* duisit la Princesse Henriette Marie Fille de France, en Angleterre, où il se concilia l'amour & la veneration de tout le monde. 11 ne fut pas moins honoré dans la patrie, & l'on assure qu'une des choses qui determina le pluj le Roi Sc son Conseil au siege de la Rochelle, sut la revelation que le Cardinal de Berulle eut que cette entreprise seroit heureuse, & que l'heure approchoit où la veritable Religion devoit y regner. Il mourut le z. d'Octobre 1619; dans sa cinquante-cinquiéme année, mais d'une maniere la plus belle & la plus souhaitable pour un saint Prestre, cesuten celebrant la Messe, & sur le point dela consecration en prononçant ces paroles: Hanc igitur oblationem. De sorte que n'ayant pû achever le Sacrifice comme Prestre, il l'acheva comme victime; ce qu'on a exprimé parce distique.


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