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Friedrich Schiller


The Secret Doctrine, Volume II Anthropogenesis

H. P. Blavatsky


The Pictorial Key to the Tarot

Arthur Edward Waite


Some Experiences of an Irish R. M.

Edith Somerville and Martin Ross


Les temps mythologiques

by Alexandre-César Moreau de Jonnès

Excerpt:

Chez ces auteurs, comme dans les écrits de l'Orient, une aussi étrange interversion des lois de la nature ne semble point extraordinaire ; elle est exposée le plus naturellement du monde, et c'est avec une parfaite sincérité que les traditions de tous les pays nous entretiennent du temps où les bêtes parlaient. Les hommes d'autrefois savaient aussi bien que nous à quoi s'en tenir sur le degré d'intelligence et sur les facultés des animaux. Si ceux-ci apparaissent dans les mythologics sur un pied d'égalité avec l'espèce humaine, c'est par l'effet d'une pure conven

1. Revue des Deux-Mondes, \" juillet 1874.

(ion qui avait sa raison d'être. L'idée de métamorphose, avant de devenir une superstition pour les uns, et, pour d'autres, une forme plus ou moins ingénieuse de l'allégorie, a dû prendre naissance dans le symbolisme primitif.

Ce symbolisme ne doit pas être confondu avec les fictions inventées par les poetes de la seconde antiquité, dans un but littéraire, afin de piquer la curiosité et de dire des choses amusantes et spirituelles. Les métamorphoses de Clytie en tournesol, d'Actéon en cerf, de Narcisse en fleur, appartiennent à ce dernier genre. Mais il est des fables dont le caractère est'évidemment fort ancien et qui peuvent, lorsqu'on en a démêlé le sens, servir de fil conducteur dans la recherche des origines.

Lorsque les premiers hommes n'avaient encore, pour se vêtir, que des peaux de bêtes, il leur vint naturellement à l'idée de se reconnaître et de se distinguer par ce signe extérieur. Les pasteurs se couvraient de la dépouille des chèvres, des bœufs et des moutons ; les chasseurs jetaient sur leur épaule la peau du lion ou du tigre. Pour indiquer le patriarche, le taureau et le bélier, qui fécondent le troupeau et marchent à sa tête, offraient un emblème expressif. Certaines peuplades prirent- donc l'habitude de se désigner entre elles par ces signes et de s'appeler réciproquement bélier, taureau, lion, cheval, poisson, etc. Bientôt ce genre d'assimilation devint d'un usage général et, dans le langage elliptique du premier âge, l'attribut servit à désigner telle ou telle tribu. Cette formule archaïque resta même employée dans le langage des oracles, longtemps après qu'elle eut disparu de l'usage. On la rencontre chez les prophètes hébreux : « Ce bélier, dit l'Apocalypse, représente les rois des Mèdes et des Perses. » Il est curieux d'observer que cette coutume est encore en vigueur chez les Peaux-Rouges d'Amérique. Le Totem est le symbole de la tribu : serpent, castor, ours, loup, cerf ou tortue, partout l'animal totem est respecté. Quand on le rencontre, on le complimente avec courtoisie comme un frère ou un ancêtre. Les anciens de la tribu lui demandent conseil et protection, et interprètent ses moindres mouvements cpmmo un augure favorable ou contraire. Sans nous prononcer sur les rapports probables qui ont pu exister jadis entre les populations rouges des deux hémisphères, nous n'hésitons pas à croire qu'il en fut absolument de même chez les premiers pères des peuples de l'ancien monde, et que les contes et les fables, où l'homme et la bête sont si facilement substitués l'un à l'autre, n'ont pas d'autre origine.

Le cheval fut naturellement l'attribut d'une nation de cavaliers. Tout porte à croire qu'elle était scythique. Les tribus nomades des steppes furent, de bonne heure, célèbres par leur habileté à dompter les coursiers, tandis que les Egyptiens et les Assyriens ne s'en servaient que pour les atteler à leurs chars de guerre. Le peuple, moitié homme moitié cheval, que la fable a célébré sous le nom de centaures, fuUtrès-vraisemblablement une nation scythe de la Tauride. Le centaure Chiron avait été chargé par le roi Pelée de l'éducation de son fils Achille. Or, ce héros était natif de Myrmekium, ville du Bosphore oimmérien dont les habitants avaient jadis été des fourmis, d'où leur vint le nom de Myrmidons. Le centaure Chiron était un sage fort instruit en astronomie et en médecine.

C'était, sans doute, pour rappeler l'emblème originel de la race, que les Solymes (iu Caucase, mentionnés par Hérodote et le vieux poète Chœrilus, portaient pour coiffure la dépouille frontale du cheval avec les oreilles et la crinière. La fable, si agréablement narrée par Homère, de Borée, le dieu aux jambes de serpent, fécondant de son souffle douze cavales de la Scythie, offre le développement de la même idée appliquée à l'union de la race éthiopienne et de la race blanche.


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